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| Pourquoi je m'engage dans la Constituante |
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Constituante : à vous de choisir le scénario ! Le 19 octobre prochain tomberont les résultats de l’élection à l’Assemblée constituante : quatre-vingts candidat-e-s seront choisi-e-s pour élaborer en quatre ans une nouvelle constitution. Mon engagement repose sur la volonté de réaliser une plus grande égalité des chances ; un parcours de vie aujourd’hui est avant tout une partie de loterie. Des filets et des tremplins sociaux accessibles à toutes et tous doivent être mis en place par nos communes et notre canton dont nous devons impérativement renforcer la cohérence, l’efficacité et la qualité. Je crois que Genève en a bien besoin. Une élection qui sort de l’ordinaire Elire c’est simplement choisir. Pourtant, certains choix paraissent plus difficiles que d’autres ; et certains sont plus importants que d’autres. A l’évidence, l’exercice qui débutera le 19 octobre – et qui se terminera par un vote des Genevois-e-s pour ou contre le texte proposé par l’Assemblée constituante – est essentiel. Il est essentiel bien sûr parce qu’une constitution est le texte juridique et politique le plus important pour une collectivité, en ce sens qu’il fixe le cadre dans lequel toutes les lois et tous les règlements doivent s’inscrire ; mais l’exercice est essentiel aussi, en l’occurrence, parce que Genève souffre de dysfonctionnements qui ne sont ni conjoncturels, ni fatalement inscrits dans notre patrimoine génétique, quoiqu’en disent les détracteurs de notre République. Nul besoin d’être un constitutionaliste émérite pour admettre que notre constitution ne correspond plus au monde dans lequel elle a vu le jour en 1847, et pour réaliser que le 19 octobre 2008 sera un jour clé pour notre canton. Des choix d’évolutions ou de révolution ? Mais cette importance n’ôte rien au fait que le choix peut sembler tout sauf évident. Comment différencier 18 listes sur lesquelles sont éparpillés 527 candidats ? Poser la question, c’est déjà soulever un paradoxe de cette révision totale de la constitution – paradoxe qui vaut d’ailleurs pour toutes les autres récentes révisions de constitutions en Suisse. En effet, dans une perspective historique, les théâtres des changements de constitution ont plutôt l’habitude de mettre en scène quelques camps d’acteurs farouchement opposés les uns aux autres, dans un scénario généralement révolutionnaire et violent. Force est de constater que cet environnement n’est pas le notre. Presque toutes les forces politiques genevoises adhèrent sans arrière-pensées aux principes de démocratie et d’état de droit. C’est donc bien à l’intérieur de ce cadre que les différences se font, et que les choix peuvent s’opérer. Et là, ces différences sont grandes, tant sur les objectifs fondamentaux que sur l’ambition des projets. Sur les 18 listes en lice, certaines revendiquent ouvertement un engagement limité à un coup de cœur pour une thématique ou pour une autre ; comment les candidats de ces listes se positionnent-ils sur tous les autres sujets ? Mystère. D’autres listes entonneront pour sûr un refrain politique en vogue : ni gauche, ni droite, ni pour, ni contre, bien au contraire… Certaines listes enfin, au premier rang desquelles se trouve la liste « Socialiste pluraliste », fondent leur engagement sur une cohérence d’ensemble. Comme l’indique le nom de la liste ainsi que la présence sur celle-ci de près de la moitié de non membres du PS, la diversité des parcours et des points de vue est grande ; cette diversité est un magnifique atout qui renforce notre capacité à travailler pour une constitution jetant les bases d’une société ouverte, durable et plus équitable. Le sens de mon engagement Pour ma part, le cœur de mon engagement politique repose sur la volonté de réaliser une égalité des chances digne de ce nom, et d’atteindre un équilibre sain entre la part de mérite et celle du hasard qui revient aux réussites et aux échecs des uns et des autres. Une société qui érige en modèle le succès de quelques uns en le présentant comme le seul reflet d’efforts individuels est une société hypocrite et sans avenir. Un parcours de vie aujourd’hui est avant tout une partie de loterie ; un nouveau contrat social peut décider de redonner à chacun une place décente et méritée. Concrètement pour la Constituante Partant de ces convictions, je suis candidat à la Constituante d’abord pour que Genève se dote de droits économiques, sociaux et culturels – autant de tremplins (places de crèches, formation publique, gratuite et accessible à tous les âges), de filets (assurances chômage, soutien aux retraités, revenu de base) et de besoins (préservation de l’environnement, diversité culturelle, pluralité des médias, accès au logement, à la santé et à la justice) indispensables tout au long d’un parcours de vie. Mais pour que ces droits ne demeurent pas des vœux pieux, les collectivités publiques genevoises (les communes et le canton) doivent impérativement se renforcer en cohérence, en efficacité et en qualité. En cohérence car la répartition des forces et des compétences entre les communes et le canton n’est actuellement pas du tout satisfaisante ; en efficacité afin de donner aux communes des moyens qui correspondent à leurs missions et à leur réalités socio-économiques – aujourd’hui certaines ne savent plus que faire de leur argent alors que d’autres tirent le diable par la queue. Troisièmement, c’est la qualité des collectivités publiques genevoises qui doit être renforcée, aussi bien dans l’exercice du pouvoir (transparence, évaluation des politiques, financement des partis) que dans la représentativité et le contrôle de ce pouvoir (extension et développement des droits populaires). Enfin, je suis candidat à la Constituante pour que Genève assume son rôle de centre névralgique de la région, ses convictions européennes et son statut de ville de paix, capitale de l’humanitaire et berceau des organisations internationales et des ONG. Cela passe par le soutien aux institutions, associations et personnes travaillant dans ces buts et par la promotion d’une solidarité internationale aux moyens de l’aide humanitaire, de la coopération au développement et de l’instauration d’un commerce équitable. Il y a un siècle et demi, Genève détruisait ses remparts pour s’adapter à la réalité de son développement et se donner un nouveau souffle. Aujourd’hui, je crois que Genève en a de nouveau bien besoin. Grégoire Carasso, Conseiller municipal et candidat à la Constituante sur la liste n°7 « Socialiste pluraliste » |
| Biographie |
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Né à Genève en 1980 avec un doux mélange d’origines suisse et étrangères, j’ai grandi dans la campagne genevoise avant d’emménager au centre-ville. Mini-trajectoire qui n’est pas sans lien avec mon goût aussi bien pour les produits de la terre – à commencer par les vins et les cafés ! – que pour l’intensité de la vie en ville. Après avoir fait mes classes aux Colombières et à Sismondi, j’ai obtenu une licence en relations internationales et un diplôme en histoire et politique internationales à l’IUHEI. C’est dans ce contexte que j’ai notamment découvert les passionnantes questions de politiques européennes. Parallèlement à mes études, pour financer une indépendance voulue, j’ai travaillé pendant cinq ans dans une société d’enregistrement et de production de sons, avant de rejoindre comme salarié puis administrateur une autre PME, familiale celle-ci, spécialisée dans la torréfaction et la commercialisation de cafés. Rapidement, l’envie de politique s’est fait sentir. Membre du PS depuis 2003, j’ai intégré en 2006 le bureau du PS Ville de Genève et suis conseiller municipal depuis notre victoire aux élections de 2007. Par ailleurs, j’ai représenté le PS à la Fondation Saint-Gervais Genève comme trésorier (2006-2007) et suis vice-président depuis plusieurs années de la section genevoise du Nouveau mouvement européen suisse (NOMES). Enfin, j’ai souhaité mettre une dose de politique dans mon quotidien professionnel. Une haute dose partisane dans un premier temps puisque j’ai eu le plaisir d’être l’assistant parlementaire d’un conseiller national genevois ; et, depuis une année, une dose homéopathique et institutionnelle dans un poste d’adjoint aux affaires académiques. |
| Pourquoi je m'engage dans la Constituante |
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Actif au sein de la Commission constituante du Parti, je suis aussi motivé qu’enthousiaste de pouvoir prolonger cet engagement dans l’action d’une campagne électorale qui sera décisive à plus d’un titre. Décisive bien sûr, parce que le PS devra compter sur une fraction importante au sein de l’Assemblée constituante afin de préserver nos acquis et réaliser de nouvelles avancées sociales et environnementales. Mais cette campagne sera sans doute décisive aussi pour démontrer plus largement que les Socialistes sont, aujourd’hui plus que jamais, la seule force de gauche crédible. A mes yeux, l’objectif fondamental est le renforcement de nos collectivités publiques et ce aussi bien en termes qualitatifs (représentativité réelle avec l’octroi des droits de vote/éligibilité complets aux étranger-ère-s, perfectionnement des outils démocratiques, etc.) qu’en termes de capacité d’action (Genthod ne sait plus que faire de son argent alors qu’Onex tire le diable par la queue) et de cohérence dans le partage des tâches et la répartition des compétences. Ayant fait le choix du travail à temps partiel depuis que mon engagement au sein du PS est devenu important, la perspective de me consacrer pleinement à la révision de la Constitution me passionne. Participer et lutter politiquement pour proposer aux habitant-e-s de Genève un contrat social qui réponde aux défis d’aujourd’hui et de demain, voilà le coeur de mes motivations. |